Comment n’avons-nous pas su entendre que derrière les qualificatifs « d’incompétents », « d’irresponsables », « d’absents », « d’abruti », de « niaise », d’« écolos bobos », de « bricolos » dont il nous gratifiait régulièrement se cachait en réalité une déclaration d’affection, d’estime et de confiance de la part du maire ?
Six ans, il nous aura fallu six ans et la publication de sa nouvelle liste pour les prochaines élections municipales pour que cela s’impose comme une évidence.
Selon les déclarations publiques du maire, celui qui fut le chef de file de son opposition en 2008 et 2014 :
- était une autruche se cachant la tête dans le sable,
- avait du mal à assumer ses responsabilités,
- avait le nez qui s’allongeait à chaque mensonge
- était incapable de se faire entendre au sein de sa liste d’élus parce qu’il manquait de détermination pour être maire,
- avait démontré son degré de connaissances lacunaires,
- avait fui devant le maire si vite qu’il a franchi le mur du son,
- parce qu’il est professeur d’économie, devrait réfléchir à ce qu’il déclare,
- mais que seules les économies de bout de chandelle pourraient lui être confiées,
- professeur d’économie avait démontré pendant six ans son incompétence y compris dans la gestion financière,
- en conseil municipal avait démontré sa méconnaissance sur tous les dossiers communaux,
- en raison de son ignorance se faisait souffler à l’oreille les réponses par ses colistiers,
- était incompétent sur les dossiers financiers de la commune, sur les marchés publics, sur les logements loués par le CCAS alors qu'il était administrateur,
- n'avait pas comblé son ignorance par une présence assidue car absent pendant deux ans de la commune il n'avait pas participé à la vie communale dans cette période et qu’il était absent des commissions.
Et voilà que cet ancien opposant figure aujourd’hui en bonne place dans la liste que le maire propose pour une nouvelle mandature. C’est bien la preuve que les insultes et invectives n’étaient rien d’autres que des déclarations d’amour maladroites… Ou une autre façon de dire « Jacques, si tu reviens de Nouméa, j’oublie tout… ».
Triste spectacle en réalité, celui d’une mauvaise comédie dans laquelle l’amour-propre ne le reste pas très longtemps, celui d’un jeu politique nauséabond et calculateur d’une autre époque qui est révulsant.
Comment pourrions-nous leur faire confiance ?
