Opposition, jeunesse et démocratie locale : le témoignage d’une élue engagée à Saint Mandrier
Le témoignage de Nolwenn Montagny
Les élus de la Vague Mandréenne ont toujours défendu une idée simple : la démocratie locale ne vit que si toutes les voix peuvent s’exprimer. Parmi celles et ceux qui ont incarné cette conviction, Nolwenn Montagny, architecte, élue de La Vague Mandréenne entre 2020 et 2026, a joué un rôle essentiel.
Jeune Mandréenne engagée, elle a porté au conseil municipal une parole nouvelle : celle d’une génération qui souhaite participer pleinement à la vie publique, proposer, questionner, et imaginer un avenir plus durable pour la presqu’île.
Son témoignage est celui d’une jeune femme engagée, qui a cru en la force du débat démocratique et en la nécessité de proposer des alternatives pour sa commune. Pourtant, son parcours illustre aussi les difficultés rencontrées par celles et ceux qui osent contester, interroger, ou simplement imaginer une autre manière de gérer le territoire et qui se heurte à une vision verticale du pouvoir.
Entre propositions concrètes (pistes cyclables, gestion des eaux pluviales, intégration architecturale) et réponses parfois cinglantes, son récit interroge : comment accueillir la jeunesse en politique ? Comment faire de la contradiction une richesse, plutôt qu’une menace ? Et surtout, comment préserver l’esprit démocratique là où il devrait s’épanouir : dans nos communes, au plus près des citoyennes et citoyens ?
Pour les membres de La Vague Mandréenne, une certitude : la jeunesse n’est pas une menace pour la vie publique, elle en est l’avenir et sera écoutée.
Nous publions ici son récit, en intégralité, parce qu’il éclaire une réalité vécue, et parce qu’il ouvre notre réflexion collective sur la manière dont nous voulons faire vivre la démocratie à Saint‑Mandrier.
Le 15 mars, il ne s'agira pas seulement de choisir une liste, mais de choisir le climat dans lequel nous voulons vivre.
- o - o - O - O - o - o
Opposition, jeunesse et démocratie locale : mon expérience à Saint-Mandrier en tant qu’élue de l’opposition.
Lors d’un conseil municipal, je faisais remarquer que nous n’avions pas de véritable piste cyclable alors qu’à Grenoble ils ont plusieurs “autoroutes à vélo”.
Mme Esposito m’a répondu : « Vous avez qu’à aller vivre à Grenoble. »
Voilà ce qu’on répond à une jeune Mandréenne qui souhaite faire avancer les choses dans sa commune.
Maintenant, je vais vous parler de mon expérience d’élue d’opposition.
Être élue d’opposition, ce n’est pas être contre tout. C’est poser des questions, demander des comptes, proposer des alternatives. C’est faire vivre le débat démocratique.
Pourtant, les conseils municipaux avec Gilles Vincent étaient pesants. Lorsque je soulevais des doutes sur les évacuations des eaux pluviales de Nemea au Pin Rolland, ou sur l’ampleur de certains travaux municipaux, je ne faisais que mon travail. Lorsque je proposais la présence permanente de pompiers l’été sur la commune, cela aurait mérité un débat.
Depuis six ans, je demande en commission urbanisme la mise en place d’un architecte-conseil afin d’éviter des permis de construire qui défigurent notre cadre de vie.
La médiathèque vitrée, alors que les températures ne cessent d’augmenter, interroge. On m’a répondu que le projet était labellisé BDM. Mais au-delà des labels, nous avons besoin de bon sens : penser l’orientation, l’ombre, la ventilation naturelle, plutôt que de compter sur la climatisation… Le volume très cubique du bâtiment au centre d’un village provençal questionne clairement son intégration. Les nouveaux logements à l’entrée du Pin Rolland peinent, eux aussi, à dialoguer avec le paysage. Et le projet de Fliche semble s’inscrire dans la même logique.
Mais la contradiction semblait mal acceptée.
Un jour, en plein conseil municipal, il m’a été répondu :
« J’étais maire avant que vous soyez née, vous n’allez pas m’apprendre mon travail. »
Encore une fois, voilà ce qu’on répond à une jeune Mandréenne qui souhaite faire avancer les choses.
Cette phrase en dit long. Elle révèle une vision très verticale du pouvoir, où l’ancienneté devient un argument d’autorité pour clore la discussion plutôt qu’un moyen de transmettre. Où la jeunesse peut être perçue comme une remise en cause plutôt que comme une richesse.
Les tensions ont ensuite dépassé le cadre politique. Un échange est devenu particulièrement tendu au sujet de montants de travaux pour la mairie qui, selon moi, n’avaient pas été examinés en commission travaux. Des propos m’ont été attribués que je conteste, et une plainte a été déposée contre moi. J’ai moi-même porté plainte pour diffamation à la suite.
Cette période a été très dure. Je ne me rendais plus aux conseils municipaux sereinement. Oui, j’ai eu peur. Et quand une élue d’opposition commence à avoir peur, cela interroge forcément le climat démocratique d’une commune.
Quelques mois plus tard, lors d’un conseil municipal, j’ai simplement souri pendant une intervention du maire. Il s’est arrêté et a déclaré :
« Mme Montagny, vous savez ce qu’il va se passer si vous continuez. »
J’ai vécu cette phrase comme une menace. Une mise en garde publique, lourde de sous-entendus. Sur le moment, je n’ai pas eu la répartie que j’aurais voulu. Mais avec le recul, je comprends que ce type de phrase participe à installer un climat d’intimidation, où l’on hésite à parler, à réagir, à contester. Ce type de phrase n’est même pas exceptionnel car c'est le fonctionnement du Maire avec toutes les personnes qui ne sont pas d’accord avec lui.
Et quand l’intimidation devient une manière de gérer le désaccord, ce n’est plus un débat démocratique serein.
J’ai fini par quitter le village où je suis née pour m’installer à Grenoble. Et j’y ai découvert qu’une autre manière de gérer une ville est possible : davantage de mobilités douces, des investissements culturels visibles toute l’année, une attention portée aux arbres et à la qualité de vie, une réflexion sur l’avenir et sur les générations futures, sur la nécessité de limiter la sururbanisation.
Je reste convaincue qu’avoir une opposition jeune, engagée et constructive était une chance. Je n’étais pas seule : la liste de la Vague Mandréenne montre qu’une partie de la population souhaite du changement. Nous n’étions pas tous retraités ; nous avions un travail à côté, mais nous étions prêts à nous investir, à donner de notre temps pour faire bouger les choses. C’était une richesse, pas une menace.
Je ne fais plus partie de la liste pour les municipales de Saint-Mandrier. Je ne vote même plus à Saint-Mandrier. Peut-être que certains diront “bon débarras”.
Moi, ça me fend le cœur de ne pas avoir été capable de préserver cette presqu’île. Parce qu’il s’agit bien de cela : la préserver. La préserver humainement, en l’apaisant, mais surtout préserver ce cadre naturel exceptionnel qui fait son identité et sa beauté.
La démocratie locale a besoin de pluralité. Une commune ne progresse que lorsqu’elle accepte le débat — jamais lorsqu’elle cherche à l’étouffer
- o - o - O - O - o - o
Plainte déposée contre Gilles Vincent : Une accusation diffamatoire à la veille des municipales
La Vague Mandréenne a porté plainte ce lundi 9 mars auprès du procureur de la République de Toulon contre Gilles Vincent, maire sortant et tête de liste « Union pour Saint-Mandrier de Marégau à Cépet », pour diffamation publique dans le cadre de la campagne électorale.
Les faits reprochés
Dans un tract distribué ce samedi 7 mars 2026, intitulé « MAISON SANTÉ » (sic), M. Vincent critique le projet porté par le Dr Guida (président de l’association des professionnels de santé et co-gérant de la SISA) et par La Vague Mandréenne. Il y évoque la réunion publique du 15 novembre 2023, organisée conjointement par le Dr Guida et l’ARMS (présidée par Georges Cléroux), à laquelle il assistait comme invité.
Alors qu’il en a perturbé les échanges, M. Vincent écrit : « Dans la nuit, le mur de ma maison a été tagué d’une croix gammée. Drôle de coïncidence ! Aucun membre de la SISA, ni aucun des élus d’opposition de la Vague Mandréenne ne m’a accordé un soutien alors que j’en recevais de la France entière. »
Une accusation grave et infondée
L’expression « Drôle de coïncidence ! », placée dans ce contexte, laisse entendre que les membres de la SISA et les élus de La Vague Mandréenne pourraient être responsables de cet acte odieux qui relève de l’apologie publique de crime ou délit et est puni par la loi.
Ces mêmes insinuations avaient déjà été proférées :
- dans la presse écrite à l’époque,
- en marge du conseil municipal du 27 novembre 2023.
La Vague Mandréenne avait alors condamné sans équivoque ce tag. Mais comment soutenir publiquement quelqu’un qui laisse entendre que nous en sommes les auteurs ?
Ces propos constituent une diffamation publique à l’égard des élus de l’opposition, identifiables même s’ils ne sont pas nommément cités. Ils visent à salir notre engagement pour la maison de santé et à nous associer à un acte ignoble à six jours du scrutin.
Un dépôt de plainte formel
Par courrier officiel adressé au procureur de la République, un élu de La Vague Mandréenne a donc formellement déposé plainte contre M. Vincent pour diffamation.
Ce n’est pas une démarche légère. C’est une réponse nécessaire face à des attaques qui dépassent le cadre légitime d’une campagne électorale et qui cherchent à salir des élus et des soignants engagés pour l’intérêt général.
La maison de santé : l’enjeu réel
Pendant que M. Vincent disperse l’attention avec des polémiques stériles, l’urgence demeure :
- 5 médecins sur 6 proches de la retraite (64-72 ans).
- Une absence criante de locaux pérennes pour garantir l’accès aux soins aux 6 000 Mandréennes et Mandréens.
Nous continuerons à porter ce projet essentiel, sans nous laisser détourner par des manœuvres électorales.
Le 15 mars, les Mandréens choisiront :
- la politique des attaques personnelles et des insinuations,
- ou un projet clair pour la santé, l’environnement et la transparence.
La Vague Mandréenne ne se laissera pas intimider.
Comment pouvez vous encore les croire ? Nous pas !
À l’approche du scrutin, le brouet de mensonges, de dénégations et de récits arrangés de l’équipe sortante, que beaucoup surnomment désormais « du Marigot à Cépet », atteint des sommets. À force de vouloir sauver leurs sièges, ils sont prêts à tout tordre : les dates, les chiffres, l’histoire de notre commune… et la mémoire des Mandréennes et des Mandréens. C’est leur habitude.
La mairie « de 1897 » : l’histoire réécrite pour justifier 1 million d’euros
Après notre article sur le coût extravagant de la rénovation de la mairie, à 1 million d’euros sortis sans la moindre annonce dans le programme de 2020, M. Vincent a cru bon de se justifier en expliquant que « les travaux ont consisté à isoler un bâtiment de 1897 ».
Problème : le bâtiment de 1897 dont il parle n’existe plus, il a été démoli le 11 octobre 1961.
Il s’agissait de l’ancienne mairie qui avait d’abord accueilli le bureau de l’état civil puis l’ensemble des services municipaux après la création de la commune.
Evolution du bâtiment finalement démoli en 1961. Le Petit Varois du 12 octobre 1961 raconte la scène : « À la première tentative, le bâtiment construit en pierres résista et le câble se rompit. La vieille mairie n’avait pas voulu mourir sans se défendre. Mais le tracteur fut le plus fort et, dans un nuage de poussière, la façade s’abattit entraînant une partie de la toiture. »
La mairie actuelle, elle, avait été construite sur la parcelle voisine et accueille depuis octobre 1961 les Mandréennes et Mandréens. Autrement dit : parler aujourd’hui d’un bâtiment de 1897 à isoler est un pur travestissement de notre histoire mandréenne.
La mairie actuelle n’existe donc pas depuis 129 ans mais 65 ans : de quoi relativiser sérieusement l’« urgence » invoquée pour justifier un chantier à 1 million d’euros, toilettes et roulettes du fauteuil de M. le maire comprises.
« Nous ne sommes pas LR » : le grand écart permanent sur les étiquettes
Autre exemple de contorsion : la relation avec la droite nationale.
Un colistier, M. Marin, va jusqu’à affirmer qu’il est « à titre personnel, membre d’un vieux parti et n’ayant jamais eu la moindre proximité avec le parti LR ou avec l’UMP ».
La réalité, tout le monde la connaît :
- la liste sortante a été classée UMP en 2014,
- puis Les Républicains (LR) en 2020,
- et elle se retrouve classée Divers droite en 2026 !
Les services de l’État se tromperaient depuis 10 ans ? Ou bien ont‑ils simplement vu ce que certains veulent cacher aux électeurs ?
Propriété Fliche – Propriété Luco : même méthode, même manipulation
À Pin-Rolland, nous avons déjà vu ce film. La propriété agricole Luco, située en zone non urbanisée dans la bande des 100 mètres du rivage, aurait dû être clairement protégée de l’urbanisation par la loi Littoral. Cette bande inconstructible est un outil essentiel pour préserver notre littoral pour toutes et tous. Pourtant, aujourd’hui, le site de cette propriété est entièrement bétonné.
Comment en est-on arrivé là ? En contournant l’esprit de la loi : on commence par grignoter une première parcelle « à la marge », on invoque un projet socialement sensible, une maison de retraite, puis, une fois la brèche ouverte, on rend progressivement constructible l’ensemble du secteur.
À celles et ceux qui défendaient la protection du littoral, on a opposé un chantage moral : « Vous êtes contre la maison de retraite ? Donc vous êtes contre les personnes âgées ! ». Cette instrumentalisation des besoins sociaux a permis de faire sauter une protection qui, pourtant, devait bénéficier aux générations présentes ET futures.
Aujourd’hui, la même mécanique est à l’œuvre sur la propriété Fliche-Bergis. Cette fois, ce ne sont plus « les anciens » qu’on brandit comme caution mais « les enfants ». Le scénario est tristement identique : « Vous êtes contre un centre aéré à Fliche ? Alors vous êtes contre les enfants ! ».
Refusons ce piège. Personne n’est contre les enfants, comme personne n’était contre les personnes âgées. Ce que La Vague Mandréenne dénonce, c’est la manipulation des besoins sociaux pour déverrouiller des protections environnementales qui garantissent, justement, la qualité de vie de ces enfants lorsqu’ils seront adultes.
Une stratégie bien rodée : ouvrir une brèche pour tout urbaniser
Le schéma est maintenant clair :
- Construire d’abord un équipement présenté comme « indispensable » (maison de retraite hier, centre de loisirs aujourd’hui).
- Affaiblir les protections juridiques (loi Littoral, zonages) en invoquant l’urgence sociale.
- Lancer les travaux avant même que tous les recours soient purgés, en passant en force.
- Utiliser ensuite les bâtiments, les ruines ou les aménagements comme prétexte pour justifier la poursuite de l’urbanisation du site.
C’est exactement ce qui se passe à Fliche : les recours contre le permis de construire demeurent, mais les engins sont déjà entrés, les ruines ont été démolies, et des marchés publics de plusieurs millions d’euros ont été signés sans véritable débat en commission.
Pendant ce temps, on dénigre l’existant, alors même qu’il est déjà à la charge de la commune. L’école de l’Orée du Bois qui accueille depuis des années le centre aéré dispose d’environ 2 000 m² de cour, en partie ombragée, avec préaux, dans un environnement remarquable : proximité du bois, du sentier du littoral et de la plage, et bâtiments en cours de réfection.
Un site que beaucoup de communes nous envieraient.
Le centre aéré à Fliche n’est donc pas une nécessité vitale : c’est un choix politique, et un levier pour justifier l’urbanisation d’un espace littoral remarquable.
Notre responsabilité collective : ne pas se laisser faire
Le littoral ne se défend pas tout seul. La loi Littoral ne se défend pas toute seule. Chaque renoncement crée un précédent qui sera invoqué demain pour bétonner un autre espace naturel.
Nous ne sommes pas contre les équipements publics, ni contre les enfants, ni contre les personnes âgées. Nous sommes :
- contre le fait accompli,
- contre l’érosion progressive des protections de notre environnement naturel,
- contre l’usage cynique des besoins sociaux pour liquider un patrimoine naturel commun.
La presqu’île de Saint-Mandrier mérite mieux que des artifices juridiques et des manœuvres de communication. Elle mérite une vision à long terme, qui concilie vraiment services à la population, respect de la loi Littoral et préservation des espaces naturels.
Cette fois, nous sommes avertis.
La Vague Mandréenne élue ne pratiquera pas ces manipulations, respectera le droit, informera les habitantes et habitants et protégera, pied à pied, ce qu’il reste de littoral naturel à Pin-Rolland et sur l’ensemble de la presqu’île.
Le 15 mars 2026,
le choix sera simple : continuer l’urbanisation de notre presqu’ile en vous manipulant
ou choisir la protection de votre santé, de votre environnement et l’intérêt général.
3 mars 2026: Maison de santé pluriprofessionnelle à Saint-Mandrier : Une nécessaire mise au point
Un article intitulé « Une maison de santé provisoire prévue à la mi-avril » a été publié dans l’édition du samedi 28 février de Var-Matin. Cet article développe les explications du maire de Saint-Mandrier concernant la situation du projet de maison de santé, sans mentionner le point de vue de La Vague Mandréenne.
Or, le sujet de la maison de santé constitue un thème majeur du débat depuis 2020 entre la liste majoritaire conduite par M. Gilles Vincent et celle de La Vague Mandréenne, aujourd’hui conduite par M. Pierre Calmet. Les positions respectives sur ce dossier ont été relayées à plusieurs reprises dans les colonnes de var-Matin et sont particulièrement exacerbées aujourd’hui dans le contexte des élections municipales du 15 mars 2026.
Ce fait ne pouvait être ignoré par la rédactrice de l’article, la correspondante locale de var-Matin, qui a pourtant omis de contacter la vague mandréenne afin de permettre aux électrices et électeurs de notre commune de disposer, en cette période électorale, d’analyses contradictoires et d’un débat serein sur ce sujet.
Corrigeons tout d’abord une erreur figurant dans l’article. Contrairement aux affirmations du maire rapportées, l’aménagement du « foyer des anciens » n’a pas fait l’objet du vote d’un budget par les élus lors du conseil municipal de décembre 2025.
L’aménagement de ce local provisoire aurait également dû interroger la rédactrice par l’incohérence de la position exposée. Selon les propos rapportés de M. Gilles Vincent, ce local serait destiné à de nouveaux médecins, toujours hypothétiques à ce jour, qui exerceraient dans un espace exigu de 70 m², isolés des autres praticiens installés sur la commune, alors que l’attractivité d’une maison de santé repose précisément sur le regroupement et la coordination des professionnels.
Ces deux premiers points nous semblent donc présenter de manière erronée et partiale la situation actuelle du projet de maison de santé pluriprofessionnelle (MSP), que La Vague Mandréenne défend depuis six ans.
Faisons toutefois abstraction du caractère temporaire et transitoire de l’aménagement de l’ancien foyer des anciens pour recentrer le débat sur le projet de maison de santé lui-même, afin de lever les interrogations éventuelles des lecteurs et d’exposer clairement les divergences entre le projet de M. Vincent et celui de La Vague Mandréenne.
En réalité, ce sont deux approches politiques qui s’opposent quant à la mise en œuvre d’une maison de santé pluriprofessionnelle à Saint-Mandrier, rendue nécessaire par les départs à la retraite à venir des praticiens en place. À ce jour, deux médecins généralistes ont déjà pris leur retraite, et cinq autres sur six ont plus de 65 ans et devront être remplacés à court terme pour éviter que la commune ne devienne un désert médical.
Heureusement, une majorité de professionnels de santé exerçant sur la commune s’est déjà réunie au sein d’une Société Interprofessionnelle de Soins Ambulatoires (SISA), structure juridique adaptée au fonctionnement d’une MSP.
Ce qui manque aujourd’hui, ce sont des locaux adaptés en termes de surface et de modalités acceptables de mise à disposition pour les professionnels de santé.
C’est sur ce point que la solution préconisée par M. Vincent, fondée sur une gestion privée de la maison de santé, s’oppose à celle de La Vague Mandréenne, qui repose sur une gestion communale dans des locaux municipaux.
Le projet de M. Vincent consiste à adosser la maison de santé au programme immobilier Bouygues (résidence seniors), dans des locaux construits par l’aménageur, sans investissement communal direct. Les loyers seraient versés par les professionnels de santé à l’opérateur privé qui les ajusterait à sa convenance.
Le projet soutenu par La Vague Mandréenne repose au contraire sur un investissement communal dans la transformation d’un local municipal, qui serait ensuite loué aux professionnels de santé. La commune, en tant que propriétaire, percevrait les loyers, intégrés au budget communal.
Il s’agit donc bien de deux philosophies de l’action publique pour gérer un même projet d’intérêt général : soit confier l’opération à un opérateur privé, qui percevrait les loyers, la commune ne bénéficiant que des taxes foncières acquises par ailleurs ; soit permettre à la commune de conserver la pleine propriété du local, de valoriser son investissement et de jouer un rôle actif dans la politique locale de santé en concertation avec les professionnels.
Dans les deux hypothèses, le montant des loyers et son évolution ne seront évidemment pas identiques, ce qui pourra favoriser, ou non, l’installation de nouveaux médecins.
Le sujet de la maison de santé pluriprofessionnelle engage l’avenir sanitaire de notre commune. Il mérite une information complète, contradictoire et fidèle aux différentes positions exprimées par les deux listes afin de leur permettre de se forger une opinion éclairée.
En période électorale plus encore, l’exigence d’équité et de pluralisme ne relève pas d’un choix, mais d’un principe fondamental du débat public.
28 février 2026 : Dépôt d’un permis modificatif de Bouygues
Sur les réseaux sociaux, certains soutiens de M. Vincent affirment que concernant le permis de construire avenue Marc Baron délivré au profit de Bouygues :
« Contrairement à ce qui a pu être avancé, le tribunal administratif n’a pas annulé le permis de construire. Il a simplement demandé une modification, portant notamment sur l’ajout d’arbres. »
Soyons précis.
Le recours introduit devant le Tribunal administratif de Toulon visait l’annulation de l’arrêté du 23 septembre 2024 par lequel le maire de Saint-Mandrier-sur-Mer a délivré un permis de construire à la société Bouygues Immobilier pour la réalisation d’une maison de santé et de 16 logements.
Conformément au Code de l’urbanisme, un recours gracieux avait préalablement été formé auprès du maire. Celui-ci a été rejeté par une décision du 16 décembre 2024.
Par jugement n° 2500817, lu le 20 janvier 2026, le Tribunal administratif de Toulon a jugé :
Article 1er : L’arrêté du 23 septembre 2024 du maire de Saint-Mandrier-sur-Mer et la décision du 16 décembre 2024 rejetant le recours gracieux sont annulés en tant que le projet ne prévoit pas la plantation de 10 arbres de haute tige (article DP-UAU 6 du règlement du Plan local d’urbanisme).
Il s’agit donc juridiquement d’une annulation partielle du permis de construire, et non d’un simple « rappel » ou d’une observation sans effet.
Le tribunal a considéré que le projet ne respectait pas une disposition du règlement du PLU relative aux plantations obligatoires.
Conséquences juridiques
En cas d’absence d’appel :
- soit le pétitionnaire Bouygues sollicite un permis modificatif pour régulariser le projet,
- soit il dépose une nouvelle demande de permis s’il en profite pour modifier substantiellement son projet.
Dans tous les cas, la commune devra vérifier la conformité du projet aux règles d’urbanisme avant toute nouvelle décision.
Effectivement, il n’y a pas eu d’appel et un permis modificatif vient d’être déposé par Bouygues ce 26 février 2026.
Il ne s’agit donc pas d’un détail anecdotique, mais d’une non-conformité au règlement du PLU relevée par le juge administratif.
Ce jugement interroge sur la rigueur avec laquelle le règlement du Plan local d’urbanisme est appliqué.
Lorsque la justice administrative relève une méconnaissance d’une règle écrite du PLU, cela pose légitimement la question du contrôle exercé lors de l’instruction du permis.
La décision du tribunal impose désormais une régularisation formelle a minima du permis modificatif, qui doit donc faire l’objet d’un nouvel arrêté municipal qui lui n’est pas publié à ce jour sur le site de la commune.
26 février 2026 : Ce que ne vous dit pas M. Vincent : le permis de construire du projet Bouygues annulé par le tribunal administratif
Ce 20 janvier 2026, le tribunal administratif de Toulon a annulé le permis de construire des bâtiments qui selon M. Vincent aurait accueilli les locaux d’une maison de santé. Aucune communication officielle n’a été faite par le maire. Le candidat Vincent n’en a pas davantage informé la population lors des quatre réunions publiques qu’il a organisées depuis. Une discrétion pour le moins surprenante, alors que cette décision remet en cause l’ensemble du projet privé qu’il pousse et dont il présentait l’ouverture comme imminent depuis 2024.
Petit rappel. Depuis 2020, La Vague Mandréenne défend la création de locaux communaux pour accueillir une Maison de Santé, convaincue de l’importance d’anticiper le renouvellement des professionnels de santé et de garantir un accès aux soins pour toutes et tous. Pendant plusieurs années, le maire de Saint-Mandrier a contesté ce besoin, allant jusqu’à qualifier nos alertes « d’agitation » et notre proposition de créer une structure de santé de « basse politique » (Le Mandréen février 2022 page 9). Ce n’est qu’après la constitution des associations de professionnels de santé et une pétition des usagers potentiels qu’il a finalement reconnu l’urgence… tout en refusant d’engager la commune, privilégiant un projet entièrement privé.
Depuis 2023, dans différentes éditions du bulletin municipal, il a ainsi soutenu l’idée d’installer la future Maison de Santé dans un programme immobilier porté par Bouygues, en annonçant une mise à disposition des locaux en 2025, puis début 2026. Ce qu’il n’a jamais dit aux Mandréennes et Mandréens qui n’ont jamais su, c’est que les conditions financières proposées par l’aménageur étaient inaccessibles pour de jeunes médecins, et que le permis de construire qu’il avait délivré le 23 septembre 2024 a fait l’objet d’un recours au tribunal administratif dès février 2025 par plusieurs propriétaires voisins du site.
Heureusement, dès 2023, sans attendre les professionnels de santé ont travaillé à l’élaboration de la structure juridique « Maison de santé de la presqu’ile » qui, si elle ne correspond pas à des locaux a permis de mettre en place une organisation de soins avec :
- Consultations du lundi matin au samedi midi, toute l’année
- Logiciel médical commun entre médecins, pharmaciens, infirmières……
- Réunions de concertation régulières avec ces mêmes professionnels de santé
- Actions de santé publique
- Ateliers de prévention (mémoire, équilibre, bien-être…) d’accès gratuit
Cette organisation correspond exactement à ce que recherchent les jeunes médecins pour s’installer.
Mais aujourd’hui, il manque toujours un élément essentiel : un lieu commun adapté pour réunir ces professionnels de santé.
Pourtant, le candidat Vincent affirme dans son bilan distribué aux Mandréennes et Mandréens que « la création d’une maison de santé : objectif accompli ». C’est tout simplement faux.
Aucune maison de santé n’a vu le jour. Aucun local adapté n’existe. Les professionnels de santé attendent toujours. Les habitants peuvent le constater chaque jour.
Cette contrevérité illustre une méthode désormais bien connue : annoncer, répéter, et espérer que l’affirmation finira par remplacer la réalité.
Dans ses réunions publiques, M. Vincent persiste et assure qu’il n’y aurait plus de recours contre le permis de construire, sans jamais rappeler que le permis qu’il avait lui-même délivré a été annulé par le tribunal administratif.
Plus inquiétant encore, il évoque une maison de santé imposée dans le projet Bouygues « avec ou sans les professionnels de santé ». Comme si la santé publique relevait d’un simple affichage immobilier et non d’un travail construit avec les soignants.
Après des années de déni, d’inaction, de revirements et de déclarations contradictoires, cette manière de réécrire les faits pose une question simple : peut-on encore accorder du crédit à un bilan qui nie à ce point l’évidence ?
Après le déni, l’attente et le choix d’un projet immobilier privé (Bouygues) de M. Vincent qui s’enlise, en réalité ce sont déjà 6 années de perdus !
Nous refusons cette politique de l’attente et de l’improvisation.
Les Mandréennes et Mandréens méritent mieux que des effets d’annonce, des revirements tardifs et des silences soigneusement entretenus. Sur un sujet aussi vital que la santé, l’approximation et la communication sélective ne sont pas acceptables.
La réalité est simple : après des années de déni, de contradictions et de promesses non tenues, la commune se retrouve sans solution concrète de locaux pour accueillir de nouveaux médecins, tandis que la situation médicale continue de se fragiliser.
Notre engagement : une Maison de Santé communale, rapidement réalisable
Nous, La Vague Mandréenne, prenons l’engagement de reprendre ce dossier dès notre élection en mars prochain. Nous proposerons la création d’une maison de santé communale, fondée sur la réhabilitation de bâtiments communaux existants.
Deux options concrètes permettant d’accueillir les professionnels de santé et opérationnelles dans des délais raisonnables seront présentées aux Mandréennes et aux Mandréens, débattues publiquement et soumises à enquête publique, afin que la décision finale soit réellement partagée et réponde au besoin prioritaire d’accès aux soins sur notre commune.
Le 15 mars 2026, un choix clair s’offre aux Mandréennes et Mandréens :
- continuer avec les mêmes méthodes, les mêmes blocages et les mêmes résultats…
- ou décider enfin d’une politique responsable, transparente et efficace.
Avec La Vague Mandréenne, la maison de santé communale deviendra une priorité immédiate et un engagement ferme.
Des solutions existent, elles seront mises en œuvre sans faux-semblants et dans le respect des habitants.
Le temps des dénie et des promesses de « basse politique » est terminé. Place aux décisions, à l’action et à la sincérité.
Comment avons-nous pu ne pas comprendre ?
Comment n’avons-nous pas su entendre que derrière les qualificatifs « d’incompétents », « d’irresponsables », « d’absents », « d’abruti », de « niaise », d’« écolos bobos », de « bricolos » dont il nous gratifiait régulièrement se cachait en réalité une déclaration d’affection, d’estime et de confiance de la part du maire ?
Six ans, il nous aura fallu six ans et la publication de sa nouvelle liste pour les prochaines élections municipales pour que cela s’impose comme une évidence.
Selon les déclarations publiques du maire, celui qui fut le chef de file de son opposition en 2008 et 2014 :
- était une autruche se cachant la tête dans le sable,
- avait du mal à assumer ses responsabilités,
- avait le nez qui s’allongeait à chaque mensonge
- était incapable de se faire entendre au sein de sa liste d’élus parce qu’il manquait de détermination pour être maire,
- avait démontré son degré de connaissances lacunaires,
- avait fui devant le maire si vite qu’il a franchi le mur du son,
- parce qu’il est professeur d’économie, devrait réfléchir à ce qu’il déclare,
- mais que seules les économies de bout de chandelle pourraient lui être confiées,
- professeur d’économie avait démontré pendant six ans son incompétence y compris dans la gestion financière,
- en conseil municipal avait démontré sa méconnaissance sur tous les dossiers communaux,
- en raison de son ignorance se faisait souffler à l’oreille les réponses par ses colistiers,
- était incompétent sur les dossiers financiers de la commune, sur les marchés publics, sur les logements loués par le CCAS alors qu'il était administrateur,
- n'avait pas comblé son ignorance par une présence assidue car absent pendant deux ans de la commune il n'avait pas participé à la vie communale dans cette période et qu’il était absent des commissions.
Et voilà que cet ancien opposant figure aujourd’hui en bonne place dans la liste que le maire propose pour une nouvelle mandature. C’est bien la preuve que les insultes et invectives n’étaient rien d’autres que des déclarations d’amour maladroites… Ou une autre façon de dire « Jacques, si tu reviens de Nouméa, j’oublie tout… ».
Triste spectacle en réalité, celui d’une mauvaise comédie dans laquelle l’amour-propre ne le reste pas très longtemps, celui d’un jeu politique nauséabond et calculateur d’une autre époque qui est révulsant.
Comment pourrions-nous leur faire confiance ?
La Vague Mandréenne dévoile sa liste, sa tête de liste et son programme devant une salle comble
La réunion publique du 21 février a rassemblé de nombreux Mandréennes et Mandréens venus découvrir l’équipe renouvelée et les grandes orientations du programme porté par Pierre Calmet. Cette forte participation confirme la dynamique citoyenne autour d’un projet construit collectivement pour l’avenir de Saint‑Mandrier axé sur la priorité absolue donnée à la maison de santé et la fin de la bétonisation massive de la presqu'île (Var-matin édition du 23 février 2026).
Une salle comble pour la présentation de la liste et du programme de La Vague Mandréenne
Hier soir, La Vague Mandréenne a réuni de très nombreux habitantes et habitants pour une rencontre publique consacrée à la présentation de son équipe et des grandes orientations de son programme pour les élections municipales du 15 mars 2026. Cette soirée a également marqué l’élection officielle de Pierre Calmet, 35 ans, scaphandrier de profession, comme tête de liste du collectif citoyen.
Déjà élu lors de la précédente mandature, Pierre Calmet a rappelé combien ces six années d’opposition avaient été « une leçon de persévérance et un attachement viscéral à la démocratie locale ». Il a souligné que, malgré un contexte parfois difficile, les élus de La Vague Mandréenne avaient tenu leur rôle avec constance ».
Interrogé sur les tensions rencontrées au cours du mandat, il a reconnu un climat parfois rude, marqué par « des propos diffamatoires et des attitudes peu républicaines ». Mais loin de décourager l’équipe, ces obstacles ont renforcé sa détermination : « Ces épreuves ont été un révélateur de ce qu’il ne fallait pas faire en tant qu’élus. Elles nous confortent dans l’urgence de restaurer un véritable échange démocratique à Saint-Mandrier. »
Un programme construit avec les habitants
Au cœur de la réunion, Pierre Calmet a présenté les axes majeurs du programme à l’horizon 2032, élaborés à partir des nombreuses réunions publiques organisées ces derniers mois. Un livret de campagne sera distribué prochainement afin que chaque habitante et habitant puisse découvrir en détail les mesures proposées.
Deux priorités structurantes ont été mises en avant :
- La santé, avec la création d’une Maison de Santé communale pour garantir un accès rapide et de qualité aux soins.
- La maîtrise de l’urbanisation, grâce à une révision du Plan Local d’Urbanisme destinée à protéger le territoire d’une pression immobilière devenue excessive.
Ces projets feront l’objet de consultations publiques afin d’associer les Mandréennes et Mandréens aux décisions qui façonneront l’avenir de la commune.
L’équipe a également insisté sur la nécessité de remettre à niveau les réseaux d’eaux usées et pluviales, aujourd’hui vétustes, responsables de pollutions récurrentes des eaux de baignade. Le domaine public, trop souvent laissé à l’abandon, fera l’objet d’un entretien régulier tout au long de l’année, qu’il s’agisse du parcours santé de la Renardière ou des plages. Les actions concernant la mobilité et la sécurité ont également été abordées.
Une équipe d’expertise au service du territoire
La présentation des membres de la liste a été l’un des moments forts de la soirée. Pierre Calmet a tenu à saluer la richesse et la complémentarité des profils qui composent La Vague Mandréenne :
« Notre liste réunit des professionnels de santé, des experts en environnement, des ingénieurs du bâtiment, des enseignants, des techniciens, des marins, des parents impliqués… Chacun apporte son expérience concrète et son savoir-faire au service de Saint-Mandrier. »
Il a également rappelé que cette diversité constitue un atout majeur pour mener à bien un programme réaliste, crédible et profondément ancré dans les besoins du territoire :
« La Vague Mandréenne est une équipe solide, composée de femmes et d’hommes qui connaissent leur commune, leurs métiers et les enjeux du territoire. Leur expertise en santé, en urbanisme, en environnement ou en gestion publique est notre force pour agir efficacement et immédiatement. »
Une dynamique citoyenne qui s’amplifie
La forte participation à cette réunion confirme l’intérêt des habitantes et habitants pour une autre manière de faire de la politique locale : plus transparente, plus participative, plus respectueuse du patrimoine naturel et du cadre de vie.
Cette réunion a été l’occasion de bien mettre en évidence la volonté collective de changer de cap, de construire un projet communal fondé sur l’intérêt général, la santé, la qualité de vie avec la protection de l’environnement et une démocratie locale réelle.
La Vague Mandréenne poursuivra cette démarche de co-construction, convaincue que la parole citoyenne est en mouvement et que Saint-Mandrier peut et doit retrouver une gouvernance à l’écoute de ses habitants.
Page 1 sur 2















