6 août 2026: Communiqué de presse du 6 août 2026
Ce 6 août 2026, le tribunal judiciaire de Toulon a débouté Gilles Vincent, Maire de Saint Mandrier de sa plainte au pénal pour diffamation et injure à caractère racial contre l’association La Vague mandréenne et Jean-Ronan Le Pen, son Président à l’époque des faits reprochés et l’a condamné à rembourser leurs frais de justice.
On appelle l’effet Streisand le fait de créer un buzz d’une information qui était préalablement passée inaperçue en tentant de la censurer, en référence à Barbara Streisand qui avait rendu sa maison de Californie mondialement connue en voulant effacer une photo aérienne parue dans un média confidentiel.
C’est ce qu’on peut souhaiter de l’article soi-disant paru sur le blog de la Vague mandréenne et qui a valu à l’association et à Jean-Ronan Le Pen, son Président à l’époque des faits, d’être poursuivi en justice par Gilles Vincent, Maire de Saint Mandrier pour diffamation et injure à caractère racial (pour l’expression « vieux mâle blanc dominant »).
Ce dernier, comme à son habitude, cherche à étouffer dans l’œuf toute opposition à son action comme Maire par ces procédures judiciaires qui si elles n’aboutissent pas toutes, ont au moins le mérite de créer un climat de crainte propice à l’autocratie.
Mais cette fois-ci l’arme de Gilles Vincent risque bien de se retourner contre lui. En effet, non seulement le juge a blanchi l’association et Jean-Ronan Le Pen de toutes ces accusations mais, plus important, a jugé la nullité de la citation, condamnant Gilles Vincent à rembourser nos frais de justice. Il acte par cette décision que porter plainte pour un article qui aurait soi-disant été publié pendant 24 heures le 17 décembre sur le blog de l’opposition et dont personne n’a pu prouver l’existence en estimant que celui-ci avait porté une atteinte grave à son image était une instrumentalisation de la justice, lui qui a été réélu pour un sixième mandat avec 2/3 des suffrages exprimés en mars 2026.
Après ce jugement, nous espérons que Monsieur Vincent comprendra enfin que la justice n’est pas un instrument au service du pouvoir en place pour museler toute opposition et puisque Gilles Vincent l’a rendu public lui-même en portant plainte et sa première adjointe en le lisant in extenso en conseil municipal, nous vous partageons l’article en question ci-dessous pour que vous vous fassiez votre propre opinion. Pour nous, si nous n’aurions pas publié cet article pour éviter de verser dans une surenchère d’attaques personnelles, le portrait de Gilles Vincent y est plutôt fidèle et dans tous les cas les insultes sont bien moins violentes que celles que doit subir l’opposition depuis 30 ans à Saint Mandrier quand elle a l’outrecuidance de s’opposer à ses actions.
Nous ne pouvons en tous les cas que nous réjouir du dénouement de cette affaire qui nous a pour la première fois (et nous l’espérons la dernière !) vu comparaître en tant que prévenus au tribunal pénal pour une infraction dont nous n’étions pas l’auteur, pour le seul motif que nous avons, depuis 2020, voulu nous engager pour qu’une alternative citoyenne soit proposée aux mandréennes et mandréens.
L’association La Vague mandréenne et Jean-Ronan Le Pen, tête de liste et conseiller municipal de Saint Mandrier 2020-2026
Article lu par Annie Esposito, première adjointe au Maire de Saint Mandrier en conseil municipal du 13 décembre 2025 et versé par Gilles Vincent au dossier de la plainte au pénal pour diffamation et insulte à caractère racial contre l’Association La Vague mandréenne et Jean-Ronan Le Pen
« Autocratie municipale : chronique d'un pouvoir confisqué
Dans une commune varoise que la présence d'une base navale pourrait faire croire solidement arrimée à l'État de droit, s'est peu à peu installée une forme singulière de gouvernement local, à mi-chemin entre la caricature autoritaire et la tragédie politique.
Depuis près de trente ans, cette petite principauté républicaine semble soumise aux humeurs, aux obsessions et aux méthodes d'un bourgmestre dont les comportements évoquent un inquiétant croisement entre les figures populistes les plus tapageuses de la scène internationale.
L'homme a fait de l'invective une méthode, de l'insulte un langage, et du mensonge un outil de gouvernement. Les faits, lorsqu'ils ne servent pas son récit, sont niés, contournés ou travestis. Aux questions précises, il répond à côté ; aux critiques fondées, il oppose l'anathème. Toujours prompt à désigner un bouc émissaire, il transforme l'opposition politique, la presse ou de simples citoyens en ennemis intérieurs, responsables de tous les maux. La menace judiciaire - réelle ou fantasmée - constitue chez lui une arme rhétorique permanente, destinée moins à faire respecter le droit qu'à intimider et à faire taire.
Ce vieil archétype du mâle blanc dominant, volontiers autoritaire, manipulateur et ouvertement sexiste, se voit pourtant comme un défenseur inflexible de l'environnement et un démocrate irréprochable. Cette contradiction n'est qu'apparente : elle relève de cette logique bien connue des autocrates locaux, pour lesquels la vertu proclamée sert de paravent à l'arbitraire exercé. Persuadé d'être sans cesse persécuté, il se drape dans une posture victimaire qui justifie, à ses yeux, toutes les dérives.
L'intéressé revendique lui-même son goût pour les « coups tordus ». Il cultive avec application l'art des petites combines, des manœuvres mesquines, des arrangements discrets. La violence n'est pas seulement verbale : elle se manifeste dans le harcèlement, la vindicte personnelle, et parfois dans des méthodes qui relèvent davantage du voyou que de l'élu de la République. Convaincu de tout savoir - et surtout de savoir mieux que quiconque ce qui est bon pour « son » peuple - il exerce un pouvoir paternaliste et méprisant, où la contradiction n'a pas droit de cité.
Le népotisme, loin de le choquer, lui apparaît naturel. Les affaires de famille s'entremêlent sans scrupule aux affaires publiques, dans une confusion des genres qui mine la confiance démocratique.
Mais c'est peut-être dans la confiscation de la parole que se révèle le plus clairement la nature de ce régime municipal. Les élus de sa propre majorité sont réduits au silence, privés du droit de s'exprimer librement en conseil municipal. Le débat, fondement même de la démocratie locale, est verrouillé ; la délibération devient une mise en scène.
Derrière l'assurance martiale et les rodomontades publiques affleure ainsi la part sombre d'un homme obsédé par le contrôle, incapable de tolérer la moindre dissidence. Cette gouvernance autoritaire, installée dans la durée, interroge moins la personnalité d'un individu que la fragilité de nos contre-pouvoirs locaux. Elle rappelle, s'il en était besoin, que la démocratie ne se perd pas toujours dans le fracas des coups d'État, mais parfois dans le silence contraint des conseils municipaux et l'habitude prise de l'arbitraire. »
Plainte déposée contre Gilles Vincent : Une accusation diffamatoire à la veille des municipales
La Vague Mandréenne a porté plainte ce lundi 9 mars auprès du procureur de la République de Toulon contre Gilles Vincent, maire sortant et tête de liste « Union pour Saint-Mandrier de Marégau à Cépet », pour diffamation publique dans le cadre de la campagne électorale.
Les faits reprochés
Dans un tract distribué ce samedi 7 mars 2026, intitulé « MAISON SANTÉ » (sic), M. Vincent critique le projet porté par le Dr Guida (président de l’association des professionnels de santé et co-gérant de la SISA) et par La Vague Mandréenne. Il y évoque la réunion publique du 15 novembre 2023, organisée conjointement par le Dr Guida et l’ARMS (présidée par Georges Cléroux), à laquelle il assistait comme invité.
Alors qu’il en a perturbé les échanges, M. Vincent écrit : « Dans la nuit, le mur de ma maison a été tagué d’une croix gammée. Drôle de coïncidence ! Aucun membre de la SISA, ni aucun des élus d’opposition de la Vague Mandréenne ne m’a accordé un soutien alors que j’en recevais de la France entière. »
Une accusation grave et infondée
L’expression « Drôle de coïncidence ! », placée dans ce contexte, laisse entendre que les membres de la SISA et les élus de La Vague Mandréenne pourraient être responsables de cet acte odieux qui relève de l’apologie publique de crime ou délit et est puni par la loi.
Ces mêmes insinuations avaient déjà été proférées :
- dans la presse écrite à l’époque,
- en marge du conseil municipal du 27 novembre 2023.
La Vague Mandréenne avait alors condamné sans équivoque ce tag. Mais comment soutenir publiquement quelqu’un qui laisse entendre que nous en sommes les auteurs ?
Ces propos constituent une diffamation publique à l’égard des élus de l’opposition, identifiables même s’ils ne sont pas nommément cités. Ils visent à salir notre engagement pour la maison de santé et à nous associer à un acte ignoble à six jours du scrutin.
Un dépôt de plainte formel
Par courrier officiel adressé au procureur de la République, un élu de La Vague Mandréenne a donc formellement déposé plainte contre M. Vincent pour diffamation.
Ce n’est pas une démarche légère. C’est une réponse nécessaire face à des attaques qui dépassent le cadre légitime d’une campagne électorale et qui cherchent à salir des élus et des soignants engagés pour l’intérêt général.
La maison de santé : l’enjeu réel
Pendant que M. Vincent disperse l’attention avec des polémiques stériles, l’urgence demeure :
- 5 médecins sur 6 proches de la retraite (64-72 ans).
- Une absence criante de locaux pérennes pour garantir l’accès aux soins aux 6 000 Mandréennes et Mandréens.
Nous continuerons à porter ce projet essentiel, sans nous laisser détourner par des manœuvres électorales.
Le 15 mars, les Mandréens choisiront :
- la politique des attaques personnelles et des insinuations,
- ou un projet clair pour la santé, l’environnement et la transparence.
La Vague Mandréenne ne se laissera pas intimider.
Élections municipales 2026 à Saint-Mandrier : le double enjeu caché
Les municipales, c’est aussi voter pour les sénateurs ! Quand vous glissez un bulletin dans l’urne en mars 2026, vous ne choisissez pas seulement votre maire et votre conseil municipal. Vous élisez aussi, indirectement, les grands électeurs qui désigneront, en septembre 2026, la moitié des sénateurs de France. En PACA, ce sont les 22 sièges du Sénat qui seront renouvelés.
Or, saviez-vous que 95 % des grands électeurs sont des délégués des conseils municipaux ? Votre vote local a donc un impact national, et notamment sur les lois qui concernent votre santé, votre environnement, votre quotidien.
LR, un parti minoritaire dans le pays mais ultra-puissant au Sénat
Aux dernières législatives, les candidats LR et alliés n’ont obtenu que 7,4 % des voix au second tour. Pourtant, LR domine le Sénat avec 130 sièges et en détient la présidence (Gérard Larcher). Leur présidente de groupe, Annie Genevard, est même devenue ministre de l’Agriculture…
Votre santé, leur dernière préoccupation !
Prenez la loi Duplomb 1, votée en 2025 par les sénateurs LR : sous prétexte d’alléger les contraintes pour les agriculteurs, elle a réintroduit des néonicotinoïdes, ces pesticides initialement interdits pour leur toxicité avérée sur la santé et la biodiversité. Malgré 2,1 millions de signataires contre ce texte, malgré la censure partielle du Conseil constitutionnel, LR persiste : en janvier 2026, le sénateur Duplomb a déposé une nouvelle proposition de loi pour réautoriser ces produits.
Les sénateurs du Var : des LR qui votent contre vous !
Trois sénateurs du Var élus en 2020, Jean Bacci, Michel Bonnus et Françoise Dumont, ont voté pour la loi Duplomb. Ces trois sénateurs sont LR. Leur slogan ? « Vive l’agriculture ! ». Belle hypocrisie, quand on sait que les suicides d’agriculteurs n’ont jamais été aussi nombreux…

À Saint-Mandrier, une liste LR déguisée
La liste en place se présente comme « sans étiquette », mais le maire, son fils et ses adjoints sont bien encartés LR. En votant pour eux, vous votez donc aussi pour des sénateurs LR qui, à Paris, voteront des lois comme celle de Duplomb, contre votre santé, contre l’environnement.
La Vague Mandréenne : une alternative citoyenne et indépendante
Nous ne sommes liés à aucun parti. Notre seul engagement, c’est Saint-Mandrier et ses habitants. Pas de calculs politiques, pas de double jeu : juste l’intérêt général.
Ce samedi 21 février venez à notre rencontre à partir de 17h00, salle Arbouses à Pin Rolland et le 15 mars 2026, votez en connaissance de cause !
La Vague Mandréenne, une liste citoyenne pour Saint-Mandrier.
Libre expression n°320: Mars 2026
Démocratie muselée à Saint-Mandrier : Le bulletin municipal de la peur ?
Le maire de Saint-Mandrier-sur-Mer vient d’annoncer que, en raison des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, le prochain numéro du bulletin municipal Le Mandréen, dont il est le directeur de publication, ne sera publié qu’après le scrutin. Pourquoi ne l’avait-t-il pas fait pour les élections municipales de 2020 ? On vous explique.
Cette décision n’est pas une simple mesure technique. C’est une manœuvre délibérée, dilatoire pour empêcher les Mandréennes et Mandréens d’être informés avant de voter.
En refusant de publier le droit de réponse de la SISA (Société Interprofessionnelle de Soins Ambulatoires) à la suite de son article publié dans Le Mandréen de novembre 2025 concernant la Maison de Santé, ainsi que le texte que La Vague Mandréenne avait demandé à faire paraître dans l’édition de mars, le maire prive les habitants d’une information essentielle sur un sujet majeur : l’accès aux soins sur la presqu’île.
Pourquoi ce changement de calendrier soudain ? La réponse est simple : la peur du débat.
Ce que l'on veut vous cacher
Le maire refuse le droit de réponse à la SISA et reporte notre tribune sur ce sujet, car la réalité de son projet est bien loin de ses promesses sur papier glacé :
- Un projet au point mort : La résidence senior de l'avenue Baron est paralysée par des recours juridiques. Rien n'est fait, rien n'est signé, même pas l’achat du terrain.
- Un mépris des professionnels : La municipalité propose aux médecins un local "provisoire" de 70 m² pour un loyer exorbitant. Quel jeune praticien s'installerait dans de telles conditions ?
- Une urgence niée : Alors que nos médecins partent à la retraite, la mairie persiste à dire que "Saint-Mandrier n'est pas la Lozère". Mais la pénurie de soins est à notre porte !
La transparence ne se reporte pas !
Le bulletin municipal est un outil public, financé par l’argent de tous les contribuables. Il doit garantir la neutralité, la transparence et le pluralisme. Le reporter après les élections revient à transformer un support d’information en instrument de propagande au service exclusif de la majorité sortante.
De plus, pourquoi serions-nous la seule commune de la Métropole à notre connaissance à bloquer notre bulletin municipal ? Ce calendrier "sur mesure" pour le maire, Directeur de publication, qui ferait télescoper les éditions de mars et d'avril partout ailleurs où il y aura un deuxième tour, ne sert qu'un seul but : organiser le silence avant le vote.
Cette attitude est particulièrement grave à quelques semaines d’un scrutin municipal. Elle porte atteinte au principe fondamental d’égalité entre les listes et au droit des citoyens à une information complète et équilibrée avant de voter.
La Vague Mandréenne dénonce avec fermeté ce déni démocratique. Nous continuerons à informer les habitants par tous les moyens légaux à notre disposition, car une élection démocratique ne se gagne pas en cachant la réalité, mais en faisant confiance à la lucidité et à l’intelligence des citoyens.
Si le maire choisit le silence et la fuite, nous choisissons la transparence. Puisque le bulletin municipal est censuré, c’est à vous de faire circuler l'information que vous trouverez au verso. Ne laissons pas le calendrier électoral être dicté par l'esquive.
Le 15 mars prochain, votez en pleine connaissance de cause. Votez pour une équipe qui respecte le débat, la santé et la vérité.
La Vague Mandréenne Pour une démocratie locale vivante, honnête et respectueuse de tous.
Texte de La Vague Mandréenne soumis pour publication dans Le Mandréen édition de mars 2026
Maison de santé : La Vague Mandréenne vous informe
Partout en France, l’accès aux soins devient une urgence nationale : en 2024, près de 6 millions de Français n’avaient pas de médecin traitant et 87 % du territoire était classé en désert médical. Face à cette crise, l’État encourage la création de maisons de santé pluriprofessionnelles, reconnues d’intérêt général et soutenues par de nombreuses communes afin d’attirer de jeunes médecins.
À Saint-Mandrier, nous disposons encore de médecins. Mais pour combien de temps ? Plusieurs praticiens, aujourd’hui âgés de 64 à 72 ans, partiront très prochainement à la retraite. L’exemple voisin de Mar Vivo est éclairant : des centaines de patients y cherchent aujourd’hui un médecin traitant et peinent à avoir des rendez-vous dans des délais acceptables. Et pour les patients très âgés les visites à domicile deviennent quasiment impossibles.
Dès 2021, afin de prévenir une telle situation qui nous menace, des professionnels de santé de la commune, ont élaboré un projet validé par l’ARS en 2023 leur permettant de créer la structure juridique « Maison de santé pluriprofessionnelle de la presqu’île » avec des objectifs clairs :
- Organiser un exercice coordonné entre professionnels de santé ;
- Trouver, en lien avec la municipalité, des locaux adaptés à l’exercice de ces professionnels de santé afin d’attirer aussi de nouveaux médecins.
En 2026, l’organisation des soins par les professionnels est en place : logiciel commun, prise en charge des patients du lundi au samedi midi, réunions pluriprofessionnelles, programmes de prévention et ateliers pour la population.
Mais un élément essentiel manque : des locaux adaptés.
Depuis quatre ans, la municipalité n’a pas investi, considérant ce projet comme privé, alors qu’il relève clairement de l’intérêt général et de la santé publique.
La dernière proposition de la municipalité (un local provisoire de 70m2 pour 1700 euros / mois, dans l’attente de locaux définitifs) est inadaptée. D’autant que ceux proposés dans une résidence sénior avenue Marc Baron, sont hautement incertains :
- Le permis de construire accordé en septembre 2024 fait l’objet de recours.
- Dans ce contexte, l’achat du terrain par Bouygues, le constructeur potentiel, a-t-il été finalisé ? La vente par Bouygues à l’investisseur potentiel, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) a-t-elle dépassée le stade du projet ?
C’est dans ce contexte très incertain que la municipalité reproche aux professionnels de santé de ne pas signer aujourd’hui un pré bail. Mais ils seraient bien irresponsables de leur part de le faire !
En 2021, la municipalité affirmait que Saint Mandrier « n’était pas en Lozère « et qu’il n’existait aucun problème d’accès aux soins sur la commune. Cinq ans plus tard, les faits sont là : aucune solution pérenne n’a été mise en œuvre en termes de locaux, et les propositions avancées ne sont pas à la hauteur de la situation.
Le 15 mars prochain vous élirez le nouveau conseil municipal, votez pour faire entendre votre voix !
Les élus de la Vague Mandréenne : Pierre CALMET, Denis CLAVE, Philippe DÉZÉRAUD, Jean-Ronan LEPEN, Nolwenn MONTAGNY - https://lavague.info/ et
Affichage électoral : La Vague Mandréenne choisit la loi, l’éthique et le respect de l’espace public
Une campagne électorale ne devrait pas se transformer en guerre d’affiches. Pourtant, on constate déjà que M. Vincent et sa liste, après plus de trente ans de mandature, ont déclaré la guerre et bafouent une nouvelle fois les règles encadrant la campagne électorale en recouvrant la commune de leur propagande sur à peu près tous les supports possibles.
Rappelons que la campagne officielle ne débutera que le 2 mars 2026. D’ici là, les panneaux d’expression libre sont destinés prioritairement à l’affichage associatif, culturel, citoyen. Même si l’affichage politique y reste autorisé avant l’ouverture officielle, son contenu ne doit pas viser explicitement une élection à venir.
Le pire c’est qu’ils utilisent même les panneaux d’informations municipales devant la poste et à Pin Rolland, ce qui est bien entendu illégal !
À chacun désormais de juger du respect ou non de cette règle.
Quant à l’affichage sauvage, M. Vincent ne semble pas s’en embarrasser : tout support est bon en toute illégalité, sans que cela ne heurte apparemment sa prétendue sensibilité écologique. Pour La Vague Mandréenne, c’est clair : nous appliquerons la loi. Nos membres portent des objectifs concrets en matière de préservation de l’environnement et de respect des règles, et ils entendent les mettre en pratique.
Nous soutenons également les associations, qui du coup sont aujourd’hui privées de place d’affichage sur les panneaux d’expression libre. Nous respecterons leurs espaces d’expression que sont ces panneaux, au lieu de les confisquer pour une propagande électorale illégale.
Cela intervient au moment même où le maire les prive déjà d’une autre tribune, en décalant la parution du Mandréen de mars 2026 sous le fallacieux prétexte du contexte électoral. Ce qu’il n’avait pas osé faire en 2020… Craindrait-il à ce point en 2026 les articles de La Vague Mandréenne ? Après le retrait des salles de réunion, la rédaction d’un règlement à son avantage plus rien n’étonne : toutes les combines semblent bonnes pour “l’expert des coups tordus”.
Les vieilles habitudes des vieux partis, comme celui LR de la liste de M. Vincent, qui se livrent une bataille de collage et d’arrachage d’affiches à peine une heure après leur pose, produisent un double gâchis : gaspillage de papier et d’argent jeté par les fenêtres, sans parler de la pollution visuelle permanente pour les habitants.
C’est pour toutes ces raisons que La Vague Mandréenne s’engage à ne pas coller ses affiches de campagne ni sur les panneaux d’affichage libre, ni en affichage sauvage. Vous ne verrez nos affiches que sur les panneaux électoraux officiels réservés aux candidats, et uniquement à partir de l’ouverture de la campagne officielle le 2 mars 2026.
Changer les pratiques politiques locales, ce n’est pas un slogan de plus.
C’est une exigence et un choix clair, assumé et cohérent avec nos valeurs.
Notre presqu’île n’est pas un produit immobilier
Les participants à la réunion sur l’urbanisation et l’environnement de la presqu’ile organisée le 7 février dernier par la Vague Mandréenne ont fait leur constat et exprimé leurs souhaits et propositions. Leurs conclusions et leurs propositions sont claires !
L’habitabilité : ce bien commun qui s’effrite
L’habitabilité d’une commune littorale comme Saint-Mandrier-sur-Mer, c’est bien plus qu’un simple toit sur la tête. C’est la capacité du territoire à offrir à tous, résidents permanents, familles, jeunes, seniors, un cadre de vie équilibré, durable et agréable : des infrastructures qui suivent le rythme, une qualité de l’air et de l’eau, des espaces naturels préservés, des plages vivantes et accessibles, et cette sensation unique d’être au bord de la mer sans en subir les excès touristiques.
C’est aussi la résilience face au changement climatique : un littoral qui se défend naturellement, des sols qui absorbent l’eau, une biodiversité qui reste riche.
Tribune libre de Var-Matin du 5 octobre 1991 sous le titre « urbanisation de la presqu’ile » où le maire et son équipe de l’époque développaient la même propagande sur les logements indisponibles pour des « familles bien de chez nous » pour justifier des projets d’urbanisation…. Il y a 35 ans, il faudrait arrêter de se moquer des Mandréennes et mandréens !
Malheureusement, depuis plusieurs décennies, cette habitabilité se dégrade sous nos yeux, à un rythme accéléré des nouvelles constructions durant ce dernier mandat.
Le béton avance, la qualité de vie recule
Le nombre de résidences secondaires dépasse désormais celui des résidences principales. Chaque nouveau programme immobilier, souvent justifié par « le besoin de logements sociaux », renforce en réalité une logique spéculative : des biens occupés quelques semaines par an, qui font grimper les prix et rendent l’accès au logement de plus en plus difficile pour ceux qui vivent ici à l’année et le pourcentage de logements sociaux qui reste lui immuablement à 7%, à moins d’un tiers bien en-dessous de celui requis par la loi.
L’artificialisation des sols s’accélère. Des zones autrefois agricoles ou naturelles, comme les anciennes serres ou les terrains du Pin-Rolland, ont été classées urbanisables dans le Plan local d’urbanisme (PLU) par les élus en place depuis 30 ans, voir ce post. Le littoral côté rade est aujourd’hui presque entièrement artificialisé.
Le constat des Mandréennes et mandréens : en quelques années seulement, les espaces verts et cultivables ont fondu au profit du bitume et du béton.
Les conséquences sont concrètes :
- Les zones communes et les infrastructures saturent. Réseaux d’assainissement et pluviaux datant des années 70, ruissellements violents lors des orages, débordements dans le port ou sur les terrains de sport… Chaque nouvelle imperméabilisation aggrave ces phénomènes.
- La biodiversité recule. Après la quasi-totalité des terrains agricoles, les habitats naturels sont grignotés par les constructions, des espèces emblématiques menacées par la destruction de leurs milieux, terrestres comme marins.
- Les plages se dégradent. L’érosion gagne du terrain. Les rechargements en sable répétés, s’ils donnent l’illusion d’une solution, perturbent les dynamiques naturelles, augmentent la turbidité et fragilisent les herbiers de posidonie qui protègent pourtant nos côtes
Le résultat ? Une presqu’île plus dense en période estivale, plus chaude l’été, plus vulnérable l’hiver, où la circulation devient chaotique et saturée de juin à septembre, où les eaux de baignade subissent des pollutions récurrentes depuis des années, et où le charme qui a fait la réputation de Saint-Mandrier s’émousse.
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Le constat |
Leur véritable bilan |
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Résidences secondaires |
Elles dépassent désormais le nombre de résidences principales. On ne loge pas des familles, on stocke du capital vide au mieux 10 mois sur 12. |
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Spéculation folle |
Un taux de revente atteignant 30% par an. La presqu'île devient un Monopoly géant pour agences immobilières qui se multiplient. |
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Réseaux saturés |
Des infrastructures sanitaires vétustes et des routes qui ne peuvent plus être élargies. On construit en haut, mais les tuyaux en bas crient grâce. |
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Retard sanitaire |
Une densification sans mise à niveau des services, préparant des décennies de crise de santé publique et de pollution. |
Une solution existe : revoir le PLU pour sanctuariser l’essentiel
Nous ne sommes pas condamnés à ce modèle d’une urbanisation de la presqu’île jusqu’à l’absurde. Une révision ambitieuse du Plan Local d’Urbanisme peut inverser la tendance.
Il est temps de :
- Sanctuariser définitivement les dernières zones agricoles et naturelles restantes, véritables poumons de la presqu’île.
- Reclasser en zones agricoles ou naturelles les secteurs aujourd’hui « à urbaniser » (les fameuses zones 2AU), qui n’ont souvent d’urbanisable que le nom.
- Prioriser la rénovation et la densification raisonnée dans les zones déjà équipées, plutôt que l’étalement.
- Intégrer pleinement les enjeux d’érosion, de submersion et de zéro artificialisation nette, comme l’exige la loi Climat et Résilience.
Ce n’est pas un retour en arrière. C’est un choix de modernité : celui d’une commune qui protège son identité, sa résilience et son attractivité réelle, au lieu de la dilapider.
La solution : Une rupture politique avec le "tout-béton"
L’habitabilité de notre presqu’île n’est pas une variable d’ajustement pour promoteurs immobiliers. C’est notre bien commun le plus précieux. Aux prochaines élections municipales, le 15 mars, nous aurons le choix entre continuer à subir le bétonnage ou décider de protéger ce qu'il reste de notre paradis en reprenant la main sur notre avenir.
La Vague Mandréenne, une fois élue, organisera un débat serein mais exigeant sur l’habitabilité de notre commune. Parce que Saint-Mandrier mérite mieux que de devenir une banlieue dortoir de Toulon et une station balnéaire saturée l’été.
Il est encore temps de choisir la préservation.
Municipales 2026 : Avec La vague mandréenne préservons l’habitabilité de Saint-Mandrier
Nous vous avons écoutés, venez rencontrer votre future équipe et son programme pour franchir ensemble une étape décisive
SAMEDI 21 FÉVRIER à 17H00,
Salle Arbouses, Pin Rolland
21 février : réunion salle Arbouses - Présentation équipe et programme
À la suite du succès de nos débats participatifs, où vous avez été nombreux à exprimer vos attentes sur la santé, la sécurité, l’environnement et l’urbanisation, la Vague Mandréenne passe à l’action.
Vous nous avez dit votre attachement à l'identité de notre presqu'île. Vous nous avez dit votre refus de la bétonisation outrancière.
Nous vous avons écoutés, venez rencontrer votre future équipe pour franchir ensemble une étape décisive :
SAMEDI 21 FÉVRIER
17H00, Salle Arbouses, Pin Rolland
- Présentation de la Liste : Découvrez une équipe de femmes et d'hommes aux compétences complémentaires, unis par un seul intérêt : le service des Mandréens.
- Notre Programme : Nos engagements concrets pour une gestion éthique, une ville apaisée et un cadre de vie enfin respecté.
- Échanges et Partage : Parce que la démocratie ne s'arrête pas au vote, nous continuerons de dialoguer avec vous autour d'un moment de convivialité.
Le 21 février, ne restez pas spectateurs de l’avenir de votre presqu’ile. Venez découvrir l'alternative que nous proposons pour Saint-Mandrier !
Reprendre la main sur notre commune
En mars 2026, un choix clair s’offre aux Mandréennes et Mandréens : continuer comme avant : bétonner, décider à huis clos, repousser les urgences ou changer de cap, enfin !
Notre commune subit depuis trop longtemps des décisions imposées, une urbanisation excessive et une gestion à court terme qui fragilisent la santé, l’environnement et la qualité de vie.
Derrière les discours rassurants, la réalité est là : baisse prévue du nombre de médecins, urbanisation excessive, artificialisation des sols, bâtiments publics énergivores, mobilités inadaptées, îlots de chaleur, pression sur le littoral, absence de vision climatique.
Ce qui a manqué jusqu’ici, ce ne sont ni les constats ni les alertes, mais le courage politique d’agir, alors que les solutions et les compétences communales existent.
Face aux urgences médicales, sociales et écologiques, l’immobilisme dans ces domaines n’est plus une option.
En 2026, nous faisons le choix :
- d’une commune plus respirable,
- plus résiliente,
- plus juste,
- et réellement tournée vers l’avenir.
En mars 2026, reprenons la main sur notre commune.
- Pour la santé
- Pour une urbanisation raisonnée
- Pour la qualité de vie
Le 15 mars, votons pour le changement !
Et si nous parlions de démocratie locale ?
« La démocratie, ce n'est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité. »
— Albert Camus
Depuis plus de six ans, nous allons à votre rencontre : distribution de tracts dans les boîtes aux lettres, réunions publiques, participation aux événements communaux. Nous vous informons régulièrement, grâce à des documents financés sur nos deniers personnels. Cette démarche s’inscrit dans une volonté claire : porter un projet municipal et solliciter votre confiance lors des élections municipales des 15 et 22 mars prochains.
Mais au-delà de l’échéance électorale, une question essentielle mérite d’être posée : comment fonctionne aujourd’hui la démocratie locale ?
À quelques semaines des élections municipales, un Baromètre national de la démocratie locale a dressé un constat préoccupant. Élaboré par un collectif indépendant d’élus locaux, à partir des réponses de 900 élus d’opposition issus de 697 communes, ce travail met en évidence un malaise démocratique persistant : concentration du pouvoir, déficit de transparence et qualité insuffisante du dialogue entre majorité et minorités.
Ce baromètre fait état de difficultés concrètes rencontrées par de nombreux élus d’opposition : mise à l’écart, entraves dans l’accès à l’information, marginalisation du débat municipal.
Comme le résume un conseiller municipal d’une commune de l’Ardèche :
« Pour améliorer le fonctionnement du conseil municipal, il faudrait en faire un véritable lieu de débat et de décision, et non une simple chambre d’enregistrement. »
Un élu varois souligne également :
« On évoque souvent les violences, inadmissibles, à l’égard des maires ; plus rarement celles que certains maires peuvent exercer à l’égard de leurs opposants. »
Ces constats font écho à des situations que nous avons pu observer dans notre propre commune.
Dernier exemple en date à Saint-Mandrier : alors que les conseils municipaux se tenaient traditionnellement le lundi ou le vendredi, le maire les programme désormais le mercredi à 18 h 30, précisément le jour et l’heure de la permanence ouverte par les élus de La Vague Mandréenne pour rencontrer la population en vue des élections.
Parce que la démocratie locale ne se résume pas à une majorité, notre engagement sera de :
- Garantir la transparence et l’accès effectif à l’information municipale ;
- Assurer un droit d’expression équitable dans les supports de communication de la commune ;
- Veiller à des moyens matériels adaptés pour l’exercice du mandat d’élu local ;
- Favoriser la formation des élus, afin de renforcer la culture du débat, du pluralisme et de la délibération.
La vitalité démocratique d’une commune repose sur le respect, l’écoute et la confrontation constructive des idées.
C’est cette exigence démocratique que nous voulons défendre pour Saint-Mandrier-sur-Mer.
Santé, environnement, qualité de vie : les Mandréennes et Mandréens reprennent la parole
Ce samedi 7 février, La Vague Mandréenne a tenu une nouvelle réunion publique sous forme de débat participatif. Une salle pleine, des habitantes et habitants mobilisés, déterminés à faire entendre leur voix face à une urbanisation devenue excessive et à des choix municipaux qui dégradent la santé, l’environnement et la qualité de vie à Saint-Mandrier.
Les témoignages sous forme de constats et de nombreuses propositions ont mis en lumière une réalité largement partagée : le besoin urgent de rompre avec les pratiques actuelles et de développer un projet communal fondé sur l’intérêt général, la protection du cadre de vie et la transparence démocratique. Les échanges ont été francs, exigeants, mais toujours respectueux, dans une ambiance sereine et responsable.
Cette mobilisation citoyenne confirme une chose essentielle : Saint-Mandrier mérite une autre politique, plus à l’écoute de ses habitantes et habitants, plus respectueuse de l’environnement et plus ambitieuse pour la santé publique et le bien-vivre ensemble.
La dynamique s’amplifie !
Prochain rendez-vous : Samedi 21 février,
La Vague Mandréenne présentera officiellement les membres de sa liste ainsi que les grandes orientations de son programme.
Gabegie municipale : quand la mer monte… les millions aussi
Lors de la campagne des élections municipales de 2020, le candidat Vincent et les membres de sa liste avaient pris soin d’oublier un détail dans leur programme : la réfection complète de la mairie du village.
Un oubli sans doute. Un oubli à 1 million d’euros.
Quatre ans plus tard, changement de discours. L’an dernier, la majorité municipale a soudain découvert après près de 30 ans d’occupation des lieux, une « situation d’urgence » imposant des travaux lourds. Explication officielle, répétée en conseil municipal et dans Le Mandréen : les toilettes de la mairie n’étaient plus à la hauteur. Comprendre : pas assez dignes du maitre des lieux.
Et ce n’est pas un montage, photographie prise le 7 juin 2025 à 16h30
L’urgence justifie-t-elle vraiment la bagatelle de 1 000 000 d’euros de travaux ?
À ce tarif-là, oui : le trône de la mairie a été changé. Et avec un certain mépris pour l’argent public, l’ancien a même été abandonné un temps cet été en plein soleil, devant la mairie, comme un symbole involontaire de la désinvolture financière ambiante.
Plus étonnant encore : 1 million d’euros, c’est précisément le montant de l’emprunt voté en fin d’année par les membres de l’équipe municipale. Une coïncidence sans doute. Une de plus.
Pour donner l’échelle de l’indécence, rappelons que le fauteuil de Gérard Larcher, président du Sénat, du même parti politique que la liste du maire, avait fait scandale pour un coût de 34 000 euros. Lui, au moins, avait feint la surprise et demandé une enquête.
À Saint-Mandrier, pas d’enquête : on passe directement à la caisse.
Ce que la majorité municipale se garde bien de dire, c’est que la mairie est située en zone de submersion marine, bien identifiée par le Cerema, l’IGN, le BRGM, le préfet, aujourd’hui régulièrement inondée lors des épisodes de surcotes barométriques et de pluies. Les images récentes du port parlent d’elles-mêmes : l’eau monte, envahit les quais, gagne le cœur du village.
Dans ce contexte, engager 1 million d’euros d’argent public pour rénover un bâtiment structurellement exposé aux risques climatiques, sans débat sérieux sur sa relocalisation, sa protection ou son adaptation, relève au mieux de l’aveuglement, au pire de l’irresponsabilité.
Alors que le changement climatique n’est plus une hypothèse mais une réalité mesurable, que les études scientifiques démontrent désormais la montée du niveau de la mer et la multiplication des épisodes extrêmes, la municipalité fait le choix de l’investissement à court terme, pour le confort immédiat, plutôt que d’une réflexion stratégique sur la sécurité, la résilience et l’avenir du village.
On ne traite pas le risque de submersion marine avec du carrelage neuf et un trône rutilant.
On ne répond pas à l’urgence climatique par une gabegie immobilière dans une zone que la mer reconquiert déjà.
Ironie ultime : ce même courant politique n’a eu de cesse de réduire les budgets des services publics, au nom de la rigueur et de la responsabilité. Mais quand la dépense profite au confort des élus plutôt qu’aux besoins urgents des habitants, prévention des submersions, adaptation au changement climatique, services de proximité, etc. alors le robinet s’ouvre grand.
La mer monte dans le port.
Les alertes s’accumulent.
La dette monte dans les comptes.
Mais à la mairie, on préfère regarder ailleurs.
Et la confiance, elle, continue de couler.
Libre expression n°319 - Février 2026
Pour une gouvernance locale fondée sur le respect et l’écoute
Il arrive un moment où le silence devient une faute. Aussi, si nous prenons la parole aujourd’hui, ce n’est ni par goût de la polémique ni par intérêt partisan, mais par fidélité à des principes essentiels : la démocratie locale, la dignité du débat public et le respect des citoyennes et des citoyens.
Une commune ne se gouverne pas par la peur, l’intimidation ou la disqualification systématique de celles et ceux qui expriment un désaccord. Elle se gouverne par l’écoute, l’argumentation et le respect mutuel.
Nous refusons que l’on divise la population entre les « bons » et les « mauvais », les « loyaux » et les « suspects ». Nous refusons que l’on substitue aux faits des procès d’intention, aux arguments des insinuations, au débat public des mises en cause personnelles. De telles méthode n’affermissent pas l’autorité : elles l’affaiblissent.
La liberté d’expression n’est pas un privilège accordé par le pouvoir. Elle est un droit fondamental. Le droit de questionner les décisions publiques, de demander des comptes et d’exprimer un désaccord est le socle même de la démocratie locale. L’autorité publique ne devrait jamais craindre ces droits ; elle devrait les garantir.
Nous constatons pourtant, depuis trop longtemps, un climat préoccupant : des paroles qui stigmatisent au lieu de rassembler, des oppositions caricaturées plutôt qu’écoutées, des citoyens disqualifiés lorsqu’ils ne sont pas d’accord, une confusion entretenue entre critique des décisions et attaque personnelle. Cette dérive fragilise la confiance, abîme le lien civique et détourne l’attention des véritables enjeux : la qualité de vie, l’environnement, la solidarité, la gestion responsable des ressources publiques et l’avenir de notre commune.
Aucun élu n’est au-dessus de la critique démocratique et aucun citoyen ne devrait avoir à choisir entre se taire ou être discrédité. Gouverner, ce n’est pas imposer le silence ; c’est accepter le débat, même lorsqu’il est exigeant. La fermeté n’est pas la brutalité, l’autorité n’est pas le mépris, et le leadership ne se mesure pas à la capacité de désigner des boucs émissaires.
Notre commune mérite mieux qu’un climat de suspicion et de tension permanente. Elle mérite un débat public apaisé, exigeant et respectueux, à la hauteur de l’intelligence collective de ses habitantes et de ses habitants.
C’est au regard de ces constats que La Vague Mandréenne a fait le choix de présenter une liste aux élections municipales de mars 2026. Cette décision n’est ni un coup politique ni une ambition personnelle, mais la conséquence logique d’un engagement constant pour une démocratie locale respectueuse, ouverte et participative.
Nous croyons qu’un autre climat est possible à Saint-Mandrier. Cette démarche est collective et ouverte. La Vague Mandréenne appelle les habitantes et habitants à rejoindre le mouvement, à s’engager et à contribuer à la construction d’un projet partagé.
La démocratie locale ne se délègue pas, elle se vit.
Mars 2026 sera un moment décisif.
La Vague Mandréenne est en mouvement, et elle est ouverte à toutes et à tous.
Tout au long de son tract « Ils vous mentent, rétablissons la vérité », Gilles Vincent vous trompe
Point 4 – Bétonnage : quand les chiffres servent à masquer la réalité
Il ne serait donc pas un bétonneur ? Une affirmation qui ne résiste pas à l’analyse des faits.
Dans son tract, M. Vincent affirme : « BETONNISATION. Toujours la même rengaine… les chiffres sont là : en 32 ans, 26 logements par an (logements militaires compris). »
Les mêmes chiffres, pas la même lecture
Nous utilisons évidemment les mêmes données officielles de l’INSEE pour analyser l’évolution du parc immobilier de Saint-Mandrier. Mais là où M. Vincent dilue volontairement la réalité dans une moyenne calculée sur 32 années, nous regardons ce qui se passe concrètement aujourd’hui, et en particulier durant son dernier mandat.
Le constat : une accélération massive depuis 2020
Lors de la campagne municipale de 2020, La Vague Mandréenne avait clairement alerté : si la liste Vincent était reconduite, les constructions allaient exploser. Les faits nous donnent malheureusement raison. Depuis 2020, près de 600 logements ont été construits, soit environ 120 logements par an, un rythme sans précédent sur la presqu’île. Cette accélération n’est pas un hasard. La perspective de la loi Zéro Artificialisation Nette (ZAN) a manifestement provoqué une fuite en avant : bétonner avant que la loi ne limite les possibilités.
Le slogan historique de l’équipe Vincent ne laissait d’ailleurs aucun doute : « Il est urgent de bâtir ! »

Une réalité visible par tous
Les permis accordés par M. Vincent l’ont été au profit d’ensembles immobiliers massifs, sans cohérence avec l’identité paysagère et provençale de la presqu’île.
La transformation de l’entrée de la commune en est l’illustration la plus flagrante. Les Mandréennes et Mandréens n’ont pas besoin de statistiques manipulées pour constater :
- la dégradation du paysage,
- l’augmentation de la densité du bâtie,
- la disparition des respirations naturelles.
Il voulait bétonner encore davantage… mais la justice l’en a empêché
Si le bétonnage n’a pas été encore plus massif, ce n’est ni par choix, ni par vertu écologique. C’est parce que de nombreux zonages et permis de construire signés par M. Vincent ont été jugés illégaux et annulés par la justice, grâce aux actions d’associations et de citoyennes et citoyens engagés.
Une responsabilité que M. Vincent n’assume jamais. Il prétend aujourd’hui que le POS aurait été élaboré par la DDE. C’est faux.
Le POS de 1992 a été élaboré et voté par les élus municipaux de l’époque, dont M. Vincent, alors adjoint au maire. Il prévoyait une population de 10 000 habitants. Il l’a voté.
S’il était contre, pourquoi ne l’a-t-il pas modifié dès son premier mandat de maire en 1995 ? Pourquoi s’est-il battu pour maintenir des secteurs comme Cavalas, la Coudoulière (Ermitage, colline boisée) et Fliche-Bergis en zones à urbaniser, dans tous ses projets successifs de PLU sinon pour favoriser l’augmentation de la population ?
Heureusement, les tribunaux ont rappelé les exigences de la loi Littoral.
Encore des chiffres faux sur la population
M. Vincent affirme que le PLU de 2017 « limitait la population à 7 000 habitants à l’horizon 2030 et que cet objectif ne serait « jamais atteint ». C’est encore faux.
Le rapport de présentation du PLU 2017 (page 175) prévoit 5 298 habitants en 2030, alors que la population dépasse déjà 6 000 habitants aujourd’hui. L’objectif réel enfin avoué des 7 000 habitants de M. Vincent, voire davantage, sera bien atteint, rapprochant dangereusement la commune des 10 000 habitants.
Une cartographie détournée
M. Vincent réutilise même une carte publiée par La Vague Mandréenne… en la commentant de manière trompeuse.
- Serres Garonne « non constructibles » ? Elles sont classées en réserves foncières dans le PLU 2017, donc urbanisables par simple décision du conseil municipal.
- La loi Duflot imposerait les constructions ? Votée en 2001, elle impose un pourcentage de logements sociaux (25 %), pas le bétonnage.
Or, Saint-Mandrier plafonne depuis des années à environ 7 % de logements sociaux. Construire toujours plus de logements privés aggrave mécaniquement le déficit. Il bétonne beaucoup, mais sans répondre aux besoins sociaux.
Des projets « inexistants »… vraiment ?
Sur plusieurs zones, M. Vincent écrit : « Pas de projet en cours ». Pourtant :
- des permis ont été signés par lui, puis annulés ou toujours en contentieux (Fliche-Bergis),
- le chemin des Roses (100 logements) est seulement suspendu,
- le projet Bouygues avenue Marc Baron attend un jugement.
Qui peut sérieusement croire qu’il refusera de nouveaux permis s’il est réélu ?
Cavalas : nier l’évidence
Qualifier de « fantasque » l’idée que Cavalas ait été classé constructible relève soit d’une ignorance inquiétante, soit d’un nouvel enfumage. Dans le PLU 2017 qu’il a fait voter, les terrains étaient classés urbanisables (UMe et UMh), avant que ce zonage ne soit annulé par la justice. Sans cette annulation, une centaine de logements s’élèveraient aujourd’hui sur le versant est du vallon.
Conclusion
Les chiffres brandis par M. Vincent servent à masquer une réalité simple : depuis son premier mandat, il n’a cessé de tenter de bétonner les plus beaux espaces naturels et patrimoniaux de la presqu’île — l’Hermitage, le vallon de Cavalas, Fliche-Bergis — qui n’ont été préservés que grâce aux décisions de justice.
Le bétonnage s’est accéléré durant son dernier mandat. Depuis 20 ans, les paysages ont été sacrifiés, la population a augmenté, les équilibres ont été rompus (incendies, risques d’inondation, pollution des plages, circulation), disparition des commerces locaux, baisse du nombre de classes, sans répondre aux besoins en logements sociaux. D’autres projets, aujourd’hui temporairement stoppés, reprendront si son équipe est reconduite.
La Vague Mandréenne défend une autre vision de l’aménagement :
Une vision respectueuse du territoire et du patrimoine, conforme à la loi, attentive aux besoins réels des habitants.
Nous réviserons le PLU pour limiter réellement le nombre de constructions. C’est au nom de la devise républicaine que nous poursuivons notre engagement :
- Liberté, de dire la vérité face aux manipulations ;
- Égalité, pour un développement équilibré et socialement juste ;
- Fraternité, pour préserver un cadre de vie commun, aujourd’hui et demain.
Rejoignez La Vague Mandréenne
Réunion tous les mercredis à 18h00 – Atelier Balthazar, quai Séverine, Saint-Mandrier Village
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