30 ans de mandat, 30 ans de reculs environnementaux

Élu maire de Saint-Mandrier depuis 1995, Gilles Vincent se targue d’avoir « très peu construit » et d’avoir proposé un PLU moins bétonneur que le précédent POS. Pourtant, c’est bien lui qui, en tant que conseiller municipal puis adjoint, a voté ce même POS en 1992, un document qu’il a ensuite scrupuleusement appliqué pendant des années, sans le modifier. Si le bétonnage a finalement été limité, ce n’est pas par volonté, mais parce que la justice a systématiquement bloqué ses projets les plus dévastateurs.

Un maire condamné, des sites naturels sauvés… par les tribunaux

De 1998 à 2023, Gilles Vincent a été condamné plus d’une dizaine de fois pour ses tentatives d’urbanisation des sites naturels patrimoniaux de la presqu’île : le vallon de Cavalas, le domaine de l’Ermitage, la colline de la Renardière, la propriété Fliche/Bergis… Sans l’action des associations et des tribunaux, ces joyaux auraient aujourd’hui disparu sous le béton. Comme l’a rappelé le président du tribunal administratif de Bastia : « Le premier responsable des annulations des PLU, c’est l’auteur du document. Appliquer la loi, c’est sécuriser l’urbanisme. » Un principe que le maire semble avoir du mal à intégrer.

Là où il a pu bétonner, il l’a fait sans retenue

Quand la justice ne l’a pas stoppé, Gilles Vincent a laissé libre cours à sa passion pour le béton :

  • Néméa aujourd’hui Cap Azur (154 appartements) en front de mer, sur le site de la Marinière ;

xCap Azur Nemea Geolia

Chourgnoz
  • Port Pin Rolland, Les terrasses de la Mer, les hauts de pin Rolland (plus de 400 logements) à l’entrée de la presqu’île ;
  • La médiathèque, un bloc de béton en plein cœur du village ;
  • Le projet d’immeubles avenue Marc Baron, avec 100 logements prévus, etc…

xLes Hauts de pin rolland 02605258

La maison de santé : 6 ans de gâchis

Fait rarissime : des professionnels de santé s’étaient organisés pour créer une maison médicale. Plutôt que de les soutenir, la mairie a tergiversé, proposé des locaux provisoires et inadaptés, et laisse aujourd’hui planer le projet d’un projet immobilier privé au cœur du village, avec des loyers trop chers pour attirer de jeunes médecins. Résultat : 6 ans perdus, et toujours pas de solution pérenne.

Preuve du décalage entre les dernières annonces de la municipalité et les besoins réels du terrain : les médecins et professionnels de santé ont récemment indiqué ce 4 mars qu’ils n’étaient pas prêts à occuper le local proposé par la mairie, jugé inadapté et susceptible de compliquer leur organisation et le parcours des patients.

Des promesses électorales… et des réalités bien différentes

À chaque élection, Gilles Vincent se découvre une fibre écologique. Pourtant, son bilan parle de lui-même en quelques exemples :

  • La BAN : 15 hectares libérés par la Défense, où il promettait en 2014 de « rendre le littoral aux Mandréens ». Résultat : le site est fermé au public, et les camions traversent le village, alors qu’on nous avait assuré que les transports se feraient par la mer.
  • La Marinière : en 2000, les Mandréens rejetaient massivement un projet de thalassothérapie, jugé trop dense et destructeur pour la pinède. Gilles Vincent avait promis d’en tenir compte. Une fois réélu, il a doublé la surface constructible, rasé la pinède, et transformé le projet en résidence touristique privée.
  • Le gymnase communal est devenu la véritable arlésienne des campagnes municipales : promis en 2001, 2008, 2014, 2020 et de nouveau cette année, il reste depuis plus de vingt ans un équipement annoncé… mais jamais construit.

Aujourd’hui, il promet la réhabilitation de la zone agricole du Pin Rolland… mais pourquoi l’a-t-il classée en zone constructible en 2007, puis en zone à urbaniser dans son PLU de 2017 ?
Nous, nous la défendons depuis 2020 et nous réviserons le PLU pour la préserver durablement. Lui, le fera-t-il ? Comment croire un maire qui, d’un côté, promet de protéger l’environnement, et de l’autre, s’accroche à un PLU qu’il refuse de réviser ?

Saint-Mandrier mérite mieux qu’un maire condamné, mieux qu’un bilan en béton, mieux que des promesses électorales à répétition.

Le 15 mars, votons pour une protection de notre santé, une gestion transparente, une vraie transition écologique, et un respect des sites naturels qui font la richesse de notre presqu’île.

Le 15 mars : La Vague Mandréenne – Pour une autre vision de Saint-Mandrier