Ce 20 janvier 2026, le tribunal administratif de Toulon a annulé le permis de construire des bâtiments qui selon M. Vincent aurait accueilli les locaux d’une maison de santé. Aucune communication officielle n’a été faite par le maire. Le candidat Vincent n’en a pas davantage informé la population lors des quatre réunions publiques qu’il a organisées depuis. Une discrétion pour le moins surprenante, alors que cette décision remet en cause l’ensemble du projet privé qu’il pousse et dont il présentait l’ouverture comme imminent depuis 2024.

Petit rappel. Depuis 2020, La Vague Mandréenne défend la création de locaux communaux pour accueillir une Maison de Santé, convaincue de l’importance d’anticiper le renouvellement des professionnels de santé et de garantir un accès aux soins pour toutes et tous. Pendant plusieurs années, le maire de Saint-Mandrier a contesté ce besoin, allant jusqu’à qualifier nos alertes « d’agitation » et notre proposition de créer une structure de santé de « basse politique » (Le Mandréen février 2022 page 9). Ce n’est qu’après la constitution des associations de professionnels de santé et une pétition des usagers potentiels qu’il a finalement reconnu l’urgence… tout en refusant d’engager la commune, privilégiant un projet entièrement privé.

Depuis 2023, dans différentes éditions du bulletin municipal, il a ainsi soutenu l’idée d’installer la future Maison de Santé dans un programme immobilier porté par Bouygues, en annonçant une mise à disposition des locaux en 2025, puis début 2026. Ce qu’il n’a jamais dit aux Mandréennes et Mandréens qui n’ont jamais su, c’est que les conditions financières proposées par l’aménageur étaient inaccessibles pour de jeunes médecins, et que le permis de construire qu’il avait délivré le 23 septembre 2024 a fait l’objet d’un recours au tribunal administratif dès février 2025 par plusieurs propriétaires voisins du site.

Heureusement, dès 2023, sans attendre les professionnels de santé ont travaillé à l’élaboration de la structure juridique « Maison de santé de la presqu’ile » qui, si elle ne correspond pas à des locaux a permis de mettre en place une organisation de soins avec :

  • Consultations du lundi matin au samedi midi, toute l’année
  • Logiciel médical commun entre médecins, pharmaciens, infirmières……
  • Réunions de concertation régulières avec ces mêmes professionnels de santé
  • Actions de santé publique
  • Ateliers de prévention (mémoire, équilibre, bien-être…) d’accès gratuit

Cette organisation correspond exactement à ce que recherchent les jeunes médecins pour s’installer.

Mais aujourd’hui, il manque toujours un élément essentiel : un lieu commun adapté pour réunir ces professionnels de santé.

Pourtant, le candidat Vincent affirme dans son bilan distribué aux Mandréennes et Mandréens que « la création d’une maison de santé : objectif accompli ». C’est tout simplement faux.

Aucune maison de santé n’a vu le jour. Aucun local adapté n’existe. Les professionnels de santé attendent toujours. Les habitants peuvent le constater chaque jour.

Cette contrevérité illustre une méthode désormais bien connue : annoncer, répéter, et espérer que l’affirmation finira par remplacer la réalité.

Dans ses réunions publiques, M. Vincent persiste et assure qu’il n’y aurait plus de recours contre le permis de construire, sans jamais rappeler que le permis qu’il avait lui-même délivré a été annulé par le tribunal administratif.

Plus inquiétant encore, il évoque une maison de santé imposée dans le projet Bouygues « avec ou sans les professionnels de santé ». Comme si la santé publique relevait d’un simple affichage immobilier et non d’un travail construit avec les soignants.

Après des années de déni, d’inaction, de revirements et de déclarations contradictoires, cette manière de réécrire les faits pose une question simple : peut-on encore accorder du crédit à un bilan qui nie à ce point l’évidence ?

Après le déni, l’attente et le choix d’un projet immobilier privé (Bouygues) de M. Vincent qui s’enlise, en réalité ce sont déjà 6 années de perdus !

Nous refusons cette politique de l’attente et de l’improvisation.

Les Mandréennes et Mandréens méritent mieux que des effets d’annonce, des revirements tardifs et des silences soigneusement entretenus. Sur un sujet aussi vital que la santé, l’approximation et la communication sélective ne sont pas acceptables.

La réalité est simple : après des années de déni, de contradictions et de promesses non tenues, la commune se retrouve sans solution concrète de locaux pour accueillir de nouveaux médecins, tandis que la situation médicale continue de se fragiliser.

Notre engagement : une Maison de Santé communale, rapidement réalisable

Nous, La Vague Mandréenne, prenons l’engagement de reprendre ce dossier dès notre élection en mars prochain. Nous proposerons la création d’une maison de santé communale, fondée sur la réhabilitation de bâtiments communaux existants.

Deux options concrètes permettant d’accueillir les professionnels de santé et opérationnelles dans des délais raisonnables seront présentées aux Mandréennes et aux Mandréens, débattues publiquement et soumises à enquête publique, afin que la décision finale soit réellement partagée et réponde au besoin prioritaire d’accès aux soins sur notre commune.

Le 15 mars 2026, un choix clair s’offre aux Mandréennes et Mandréens :

  • continuer avec les mêmes méthodes, les mêmes blocages et les mêmes résultats…
  • ou décider enfin d’une politique responsable, transparente et efficace.

Avec La Vague Mandréenne, la maison de santé communale deviendra une priorité immédiate et un engagement ferme.

Des solutions existent, elles seront mises en œuvre sans faux-semblants et dans le respect des habitants.

Le temps des dénie et des promesses de « basse politique » est terminé. Place aux décisions, à l’action et à la sincérité.