Point 3 : Le procès caricatural d’« UTOPIA »

Dans son tract, Gilles Vincent affirme que « La Vague Mandréenne voulait bâtir UTOPIA, une ville consacrée à leurs idées de bobos écolos, avec des projets non situés, non chiffrés », allant jusqu’à s’indigner qu’un projet de maison sénior ait été envisagé dans l’ancienne gendarmerie maritime.

Cette attaque mérite d’être déconstruite point par point.

« Bobos écolos » : une stratégie de disqualification idéologique

Gilles Vincent ne critique pas un programme : il disqualifie des valeurs.

Dans son autobiographie publiée dans Le Mandréen (édition juin 2025), il s’autodéclare « spécialiste reconnu de la protection de l’environnement » mais s’autorise l’usage du terme « écolo-bobos » pour qualifier les électeurs quand ceux-ci s’inquiètent naturellement de leur environnement et de leur cadre de vie. Cette rhétorique vise à faire croire que l’attention portée à l’environnement, à la lutte contre le réchauffement climatique, à la pollution ou à la qualité de vie serait secondaire, voire étrangère aux préoccupations du « vrai peuple ».

Parler d’ « idées de bobos écolos », ce n’est pas débattre : c’est délégitimer des enjeux pourtant reconnus comme majeurs, y compris par l’État, les scientifiques et nombre de collectivités.

Le projet de maison sénior : une proposition légitime, pas une usurpation

Gilles Vincent feint l’indignation : « Ils s’arrogeaient le droit de proposer des projets comme la maison senoriale (sic) installée dans l’ancienne gendarmerie maritime sans consulter la Marine ».

En 2020, le devenir de ces locaux était ouvertement en discussion : rénovation, transfert, nouvelle affectation… La commune pouvait donc parfaitement formuler des propositions auprès de la Défense, notamment pour un usage d’intérêt général.

Proposer une maison sénior destinée aux Mandréennes et Mandréens les plus âgés, les plus de 60 ans représentent 25% de la population mandréenne, relevait :

  • ni de l’arrogance,
  • ni d’une illégalité,
  • ni d’une fantaisie « écolo »,

mais d’une attention sociale légitime envers une population vieillissante, très présente sur la presqu’île.

Qualifier ce projet d’ « idée de bobo écolo » en dit long sur l’empathie réelle de M. Vincent pour les aînés de Saint-Mandrier.

Le choix final : rénover plutôt que détruire

Finalement, une rénovation au profit de la Marine a été engagée.
Ce choix n’enlève rien à la pertinence du débat initial.

Ce qui interroge davantage, en revanche, c’est la cohérence de Gilles Vincent, qui :

  • préfère ouvrir dans le PLU des espaces de la Défense à l’urbanisation,
  • plutôt que de valoriser prioritairement le bâti existant.

Une approche qui va à l’encontre des principes de sobriété foncière qu’il prétend pourtant défendre.

Les chiffres et la gestion : parlons-en sérieusement

Gilles Vincent reproche également à La Vague Mandréenne des projets « non chiffrés ».
Mais qu’en est-il de sa propre gestion ?

Depuis 2020, la commune a connu :

  • des travaux non prévus ou largement réévalués :
    • mairie : 860 000 €,
    • stade avec l’éclairage : 953 000 €
  • des dérives budgétaires notables :
    • médiathèque / foyer des jeunes : dépassements importants (91% d’augmentation),
    • Fliche-Bergis : coûts revus à la hausse (+15% en 2025 et ce n’est pas fini).

Résultat : pour boucler son budget, la commune a dû augmenter les taxes foncières et d’habitation et s’endetter à hauteur d’environ 1 million d’euros en 2025.

Accuser les autres d’imprécision budgétaire tout en pratiquant des dépassements répétés relève au minimum d’un double discours.

En conclusion

Parler d’« UTOPIA » et d’« idées de bobos écolos » lui permet d’éviter de débattre du fond de nos propositions présentées en 2020 : celui d’un projet de commune plus sobre, plus solidaire, plus respectueuse de son environnement et de ses habitants.

La Vague Mandréenne assume pleinement ses valeurs. Elles ne sont ni utopiques, ni élitistes : elles sont nécessaires, aujourd’hui plus que jamais.

Face aux caricatures, aux amalgames et aux procès d’intention, La Vague Mandréenne revendique une autre manière de faire de la politique locale : celle du débat d’idées, de la transparence et du respect des citoyens.

  • Liberté, de proposer des projets pour l’avenir de la commune sans être insulté.
  • Égalité, de voir les valeurs écologiques et sociales considérées avec le même sérieux que toutes les autres.
  • Fraternité, de penser Saint-Mandrier comme une communauté solidaire, attentive à ses anciens, à son environnement et aux générations futures.

C’est au nom de cette devise républicaine que nous poursuivons notre engagement.

Rejoignez La Vague Mandréenne.

Réunion tous les mercredis à 18h00 à l’Atelier Balthazar, quai Séverine, Saint-Mandrier Village

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